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[Dialogue fictif, inspiré de faits réels]

« La semaine dernière, je me suis fait voler mon iPhone en pleine rue sans pouvoir réagir, j’ai passé un week-end quasi totalement déconnecté et j’ai expérimenté ce sentiment étrange de me sentir complètement perdu, voir exclu, sans mes textos, e-mails et mes accès web… C’est grave Docteur ?

Cher Monsieur, c’est malheureusement le lot quotidien de tout Homo numericus qui se respecte… »

L’Homo numericus quésaco ?

L’INRIA et TNS Sofres viennent de publier le baromètre Les Français et le Numérique 2014. Cette édition est la seconde du genre, la première remontant à 2011.

Que retenir de cette avalanche de chiffres et de tendances, résumés en partie dans l’infographie plus bas ? Plusieurs choses à mon sens : 

Cela peut paraître une évidence, le baromètre 2014 le confirme : les français ne sont pas tous égaux face au numérique et l’INRIA propose une répartition des français en quatre profils types : les déconnectés, qui vivent en dehors du monde numérique, les distants, qui ne se sentent pas concernés, les usagers, pour qui le numérique est utile mais pas indispensable, et enfin l’Homo numericus cet individu qui ne peut plus se passer des outils numériques au quotidien, et qui représente 34% de nos concitoyens en 2014.

Il est intéressant de noter que par rapport à 2011 – il y a une éternité sur le plan numérique – la proportion de l’Homo numericus a doublé dans la population, la proportion de français « distants » ayant la plus reculée dans le même temps.

Et la santé dans tous ça ?

Un des vocations du Club Digital étant de souligner les perspectives santé dans l’information sur le numérique, voici ce qui m’a frappé à la lecture du baromètre INRIA 2014 :

Pour de plus en plus de français, et particulièrement pour notre Homo numericus, le numérique envahit littéralement la vie quotidienne : multiplicité de l’information, des connaissances, des opportunités de tout ordre, personnelles ou professionnelles, et en miroir cette notion émergente d' »embarras numériques », toujours plus d’équipements, de données à stocker, de temps a être connecté, de complications techniques parfois…

Bref on frôle là l’impact possiblement néfaste du numérique sur la santé de l’individu soumis à l’accélération du monde numérique dans lequel il baigne. l’Homo numericus se déclare littéralement dépendant, au sens de l’addiction, au numérique. Et cette constatation nous ramène au débat récurrent sur la nécessité d’inclure la cyberdépendance au manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).

On notera par ailleurs que les français ont besoins d’être informés sur les apports positifs ou négatifs du numérique dans leur vie, 66% des français réclament plus d’information sur les usages du numérique pour la santé et la médecine, et sur le même plan 69% d’entre eux sont soucieux de la protection de la vie privée et des données sur internet.

Et pour finir ce paradoxe : plus on a recours au numérique et à ses outils, plus on craint ses effets.

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Le baromètre sur les Français et le Numérique 2014 est l’occasion de faire le point de la perception de la population française sur le numérique et ses enjeux avec deux focus particuliers qui viennent compléter le tableau cette année : l’éducation et l’économie.

Pour en savoir plus rendez vous sur le site Inriality.fr.

Barometre2014_Infographie_socle

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